Succédant à Philippe Nahon en 2010, Dominique Pinon en 2011, Silvia Collatina en 2012, Caroline Munro en 2013, René Manzor en 2014, Brian Yuzna en 2015, Jack sholder en 2016, le président du Jury de la 8e édition du Festival International du Film Fantastique d’Audincourt est ...

 

Président du jury et Invité d'honneur

Sergio MARTINO
Réalisateur

 

  Membres du Jury 

                 
                       
Naomi GROSSMAN
Actrice
 
Vernon WELLS
Acteur 
 
Lynn LOWRY
Actrice 
 
Alain SCHLOCKOFF
Rédacteur en chef 
 
Linnea QUIGLEY
Actrice
 
Igor et Grichka BOGDANOFF
Essayistes
 

 

                     

 Retrouvez chaque jour les invités dans l'espace dédicace, où vous pouvez faire dédicacer* vos dvds, affiches de cinéma...

*A la demande de certains invités, les dédicaces seront payantes.

 

 

Sergio MARTINO

 

 

 

 

 

   

        

      

 
     
 

Sergio MARTINO

Réalisateur

Né le 19 juillet 1938 à Rome, Sergio Martino a de qui tenir, avec un grand-père qui n’est autre que le prolifique réalisateur Gennaro Righelli et un frère aîné scénariste et producteur, Luciano Martino, avec qui il a collaboré de nombreuses fois.

Mais qui pouvait lui prévoir une carrière de 40 ans où, comme bien des artisans du cinéma « bis » italien, il multipliera les fonctions (scénariste, chef-op, producteur…) et les genres ?

Sa carrière commence sous la prestigieuse égide du grand Mario Bava, à l’âge de 25 ans, lorsqu’il est nommé assistant réalisateur sur « Le corps et le fouet » avec Christopher Lee. L’époque étant aux documentaires à sensations, Martino signe sa première réalisation avec « L’Amérique à nu » et poursuit, avec l’inévitable western, par le délirant « Arizona se déchaine ».

Il trouve le succès artistique et commercial avec une série de gialli, ces thrillers italiens plus ou moins horrifiques qui triomphent dans les années 70, et sont en cours de réestimation avec une série de sorties en DVD/Blu ray bourrés de suppléments, notamment chez l’éditeur Le chat qui fume (« Torso » du même Martino) ou the Ecstasy of Films.

Comme tous les artisans du bis (étiquette que revendique Martino), il fit un peu de tout, de la comédie sexy-youpi à l’aventure (« La montagne du Dieu cannibale », « le grand alligator ») et le très pulp « Le continent des hommes poissons » (également ressorti récemment en DVD) qui fut criblé de scènes additionnelles pour sa sortie aux USA, sous la direction de Roger Corman !

Martino accompagnera le déclin progressif du cinéma transalpin, suivant la mode des bandes de SF post-cataclysmiques très fauchées (mais extrêmement lucratives à l’époque !) avec le sympathique « 2019 après la chute de New York » et l’assez abracadabrantesque « Atomic Cyborg ». L’ère Berlusconi signant la fin de l’âge d’or du bis transalpin et du cinéma italien, même si certains résistent encore, dès les années 80, Martino se tourne de plus en plus vers la télévision.

Il réalisera d’ailleurs une suite au « Continent des Hommes-poissons » sous forme de téléfilm (« La Reine des Hommes-poissons »). Martino restera comme l’un de ces réalisateurs touche à tout, capable de mener à bout un produit plus qu’honorable dans des conditions parfois homériques.

Les nouvelles générations prennent plaisir à redécouvrir son œuvre aujourd’hui, là où bien des chouchous de la critique sont oubliés… 

Texte : Thomas BAUDURET

 

  

Naomi Grossman

 

 

   

 

      



 
   

 

 
 

NAOMI GROSSMAN

Actrice

 

Originaire du Colorado, Naomi Grossman fait ses premiers pas sur les planches d'un théâtre à Denver, alors qu'elle n'est encore qu'adolescente.

Après avoir été au lycée en Argentine, elle revient aux États-Unis d'où elle sort diplômée de la Northwestern University. Elle fait alors partie de la fameuse troupe théâtrale des Groundlings (qui a vu évoluer en son sein Jack Black et Will Ferrell), puis écrit et produit ses propres spectacles : « Girl in Argentine Landscape » et « Carnival Knowledge – Love, Lust and other Human Oddities », deux succès tant populaires que critiques.

Elle tourne parallèlement dans de nombreux courts-métrages et séries télévisées (dont « Sabrina – l'Apprentie Sorcière »), mais ne décroche son premier rôle au cinéma qu'en 2008 avec « Les Colocataires » (dans lequel elle côtoie Brandon « Superman Returns » Routh).

Grâce à la saison 2 d'« American Horror Story », « Asylum », où elle joue Pepper, une femme atteinte de microcéphalie, Naomi Grossman accède à la reconnaissance internationale. En dépit de ses cheveux qu'elle doit raser et de ses 6 heures de maquillage quotidien, elle accepte de revenir pour la saison 4, « Freak Show », devenant ainsi la première actrice à avoir un rôle récurrent dans la célèbre série.

Dorénavant reconnue par les fantasticophiles du monde entier, elle est apparue dernièrement dans « Fear, Inc » et dans « The Chair » et sera prochainement à l'affiche de « An Accidental Zombie (Named Ted) » et du délirant « Sky Sharks », qui voit des nazis zombies chevaucher des requins volants ! 

 

Texte : Matthieu REHDE

 

  

Vernon Wells

 

                

 

Vernon Wells

Acteur

 

Originaire d’Australie, le seul contact que Vernon G. Wells a avec l’industrie du cinéma sont ses deux visites hebdomadaires à la salle de projection locale où il admire les méchants des westerns hollywoodiens. Dès le jeune âge de 14 ans, suivant les traces de sa mère, il devient le chanteur d’un groupe de rock à succès, tout en obtenant un diplôme d’ingénieur en télécommunications. Il préfère toutefois poursuivre une carrière dans le monde du spectacle et, après avoir réussi comme mannequin dans les années 70, il devient acteur, jouant de petits rôles dans plusieurs séries télévisées. Il se découvre ainsi un intérêt pour l’art de faire des films et se joint à un réalisateur commercial australien proéminent, Mike Browning & Associates, avec qui il grimpe les échelons jusqu’à assumer les tâches d’assistant réalisateur et de producteur en travaillant sur des campagnes de publicité et des documentaires.

Cinq ans plus tard, Vernon Wells démarre sa propre compagnie de production où il adopte éventuellement le rôle de réalisateur. Sa profession d’acteur est poussée à l’écart jusqu’à ce qu’il joue dans la pièce de théâtre « Hosanna » et est remarqué par le réalisateur George Miller, qui lui donne le rôle de Wez, le marauder au mohawk dans « Mad Max II – Le défi ».

A sa grande surprise, le personnage de Wez gagne visiblement le statut de classique culte alors qu’en 1984, John Hughes demande à Wells de parodier ce même personnage dans « Une créature de rêve ». Plus tard, il joue aux côtés de Rachel Ward dans un film de la HBO intitulé « Fortress », suivit du film d’action de Joel Silver « Commando » avec Arnold Schwarzenegger. Vernon Wells obtient aussi plusieurs rôles au petit écran comme invité spécial sur « L'Homme qui tombe à pic », « McGyver », « K 2000 », « Hunter » et « TNT ». Après avoir apparu dans le film indépendant canadien « The Circle Man » personnifiant un boxeur handicapé mental, il est appelé à jouer un méchant à nouveau dans le film « L’aventure intérieure », mettant à l’affiche Martin Short et Meg Ryan. Il participe ensuite à plusieurs projets importants (tel que « Fortress » avec Christophe Lambert) ainsi qu’à des films indépendants et devient le premier méchant « humain » dans la série « Power Rangers » en 2001.

Le nom de Vernon Wells a été associé à plus de 120 films et d’innombrables séries télévisées, poursuivant sa carrière avec la web-série révolutionnaire « Western X » et plusieurs projets différents incluant « The Horde » (avec Bill Moseley) et « Edgar Allan Poe's Lighthouse Keeper » (avec Matt O’Neill). Outre sa carrière d’acteur, de directeur et d’écrivain, il prête sa voix pour le doublage de films d’animations et de jeux vidéo (récemment « Deus Ex: Mankind Divided »).

 

 

 

Lynn LOWRY

 

 

 

    
 
 
 

        

                      
 

Lynn LOWRY

Actrice

 

Née dans l'Illinois mais ayant passée son enfance en Géorgie, Lynn Lowry est une fillette timide qui surmonte ce trait de caractère grâce au théâtre de son école puis en jouant de la trompette, à l'image de son père. Elle se découvre une passion pour le jeu suite à un exposé sur les araignées qui méduse sa classe, passion qu'elle n'aura de cesse d'alimenter tout au long de sa scolarité.

Lowry cherche alors à percer dans le milieu du cinéma et, après avoir déménagé à New York, décroche en 1970 un rôle dans « I Drink Your Blood », l'un des premiers films de l'Histoire classé X pour cause de violence graphique. Malgré son retard le jour de l'audition, sa beauté joue en sa faveur et pousse le réalisateur David E. Durston à l'engager sans en toucher mot au producteur Jerry Gross - d'où le fait qu'elle soit absente du générique. Initialement destinée à jouer une hippie muette, elle finit par se voir attribuer une scène entière (celle de la main coupée) lorsque Gross la remarque et souhaite la mettre plus en avant.

En 1971, elle est cette fois-ci officiellement créditée dans « The Battle of Love's Return » du jeune Lloyd Kaufman, qui n'avait pas encore fondé à l'époque la mythique compagnie de production Troma. S'enchaînent les softcores « Sugar Cookies » et « Score » dans lesquels elle joue de ses charmes (le metteur en scène de ce dernier refusant d'engager l'alors inconnu Sylvester Stallone en raison d'un physique qu'il jugeait ingrat !), puis « The Crazies – La Nuit des Fous Vivants » de George A. Romero - elle fera également un caméo dans le remake de 2010 signé Breck Eisner.

Après avoir tourné dans plusieurs épisodes de la série télévisée « How to Survive a Marriage », elle continue d'apparaître dans des projets de qualité dirigés par de grands noms : « Frissons » de David Cronenberg, « Colère Froide » (aussi connu sous le titre de « Fighting Mad ») de Jonathan Demme et « La Féline » de Paul Schrader.

De 1984 à 1995 elle fait principalement parti du casting de la série « Côte Ouest », avant de revenir au cinéma en 2005, pour ne plus quitter, depuis, le registre horrifico-fantastique : citons, entre autres, « Splatter Disco », « Schism », « The Theatre Bizarre », « Torture Chamber », et, à venir, « Sky Sharks » (où elle rejoindra Naomi Grossman).

Aujourd'hui, en plus du 7e Art, Lynn Lowry est chanteuse dans un groupe de folk-jazz.

 

Texte : Matthieu REHDE 

 

 

 

Alain SCHLOCKOFF

 



  
 
 

Alain SCHLOCKOFF

Rédacteur en chef du magazine l'écran fantastique,

Pionnier du fantastique en France.

 

On lui doit notamment L’Ecran Fantastique, l'un des mensuels de référence sur le marché du cinéma fantastique et de science fiction, qui a su évoluer au fil des années en faisant découvrir les films de genre à des lecteurs de tous les âges.

Vers 14 ans, le jeune SCHLOCKOFF lit beaucoup de fanzines américains (Famous Monsters of Filmland...). Il décide d'acheter une ronéo pour produire ces propres fanzines: Les Fameux Monstres du Cinéma, Astarté, Crépuscule, Mercurey Bis n°2, Metaluna...). A 20 ans, il commence des études de cinéma pour être réalisateur.En 1967, il décide de créer un fanzine plus ambitieux: Horizons du Fantastique qui dès le n°2 devient une revue imprimée. Il perd le contrôle de son "zine", mais se lance dans un autre L’Ecran Fantastique. Au début des années 70, il crée des rendez-vous cinématographiques, avec notamment «Les Nuits du cinéma» (dédiées au fantastique). Ces 'nuits' sont reprises en décembre 2008, au Forum des images, un samedi par mois (avec un court-métrage, un film inédit et un film de patrimoine).

En 1972, après son service militaire, il crée le 1er Festival International du Film Fantastique et de Science fiction au théâtre des Amandiers de Nanterre (du 16 au 20 mai 1972). Cette manifestation pionnière et unique en son genre connaîtra 18 éditions (dans d'autres endroits: au Grand Rex à Paris...).

L’Ecran Fantastique en profite pour promouvoir cette 'convention'. Rapidement, il devient un "prozine" puis un magazine et à l'été 1977, L’Ecran Fantastique Nouvelle série sort sous forme de cahiers trimestriels au format carré.

Il crée une autre revue éphémère : Vendredi 13 consacrée au gore.

Dans sa continuité, il conçoit en 1989, Toxic avec Cathy Karani et son éditeur d'alors, CyberPress. Un an après l'éditeur décide d'arrêter sa publication.

Treize ans plus tard, il relance le titre jusqu'à l'été 2005 (et 19 numéros). Aujourd'hui, on retrouve l'esprit " Toxic" dans le supplément de L'Ecran Fantastique.

En 1993, il lance un projet qui lui tient à cœur : Fantastyka. Avec son ami, Pierre Gires et d'autres bénévoles, ils veulent développer et faire partager leur passion pour l'histoire et les thématiques autour du cinéma Fantastique. Cette excellente revue s'arrêtera avec le n°24.

 

 

Il a conçu et dirigé de nombreuses revues:

Horizons du fantastique (1967/1969)

L’Ecran Fantastique (depuis 1969)

Vendredi 13 (1981/1989)

Toxic (1989-1991/2002-2005)

Fantastyka (1993-2002)

 



 

 

  

Linnea QUIGLEY

 

 

 

 

 

  

 

        

        

 

Linnea QUIgley

Actrice

 

Linnea Quigley passe son enfance dans l'Iowa puis s'installe à Los Angeles avec ses parents. Elle y trouve un emploi au « Health Spa » de Jack Lalanne, une sommité dans le domaine du fitness - il fut notamment le coach de Jane Fonda.

Encouragée par ses nouveaux amis, elle se lance dans la publicité, la musique (en fondant le groupe féminin « The Skirts ») et la figuration, apparaissant déjà dans des films de genre : « Fairy Tales », « Deathsport », « Tourist Trap », « Graduation Day », « Fatal Games », « Young Warriors » ou encore « Don't Go Near the Park ». Petit à petit ses rôles se font plus conséquents (mentionnons « Silent Night, Deadly Night »), jusqu'à ce que sa carrière ne prenne un tournant majeur en 1985 avec « The Return of the Living Dead », où elle joue Trash, charmante punk à la chevelure rouge.

Linnea Quigley affirme alors son statut de Scream Queen avec « Creepozoids », « Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama », « Nightmare Sisters », « Hollywood Chainsaw Hookers », « Night of the Demons », « Dr. Alien ! » et « A Nightmare on Elm Street 4 - The Dream Master ». Après avoir hésité à intégrer la LAPD (Los Angeles Police Department), elle continuer à tourner à un rythme effréné (plus de 125 films en environ 35 ans !), alternant Direct-To-Video, courts et longs métrages, avec, entre autres, « Innocent Blood », « The Guyver », « Pumpkinhead 2 - Blood Wings », « Jack-O » et « Play it to the Bone ».

Fervente militante au sein de PETA, elle a également écrit trois livres dans lesquels elle relate sa vie et ses expériences : « The Linnea Quigley Bio & Chainsaw Book », « I'm Screaming as Fast as I Can : My Life in B-Movies » et « Skin ».

 

Texte : Matthieu REHDE

 

 

 

 

igor et Grichka Bogdanoff

 

      

 

 

 

Igor & Grichka BOGDANOFF

Animateurs et producteurs de télévision

Essayistes

 

Nés d’un père russe et d’une mère autrichienne, les frères jumeaux français Igor et Grichka Bogdanoff (ou Bogdanov) entretiennent avec soin les mystères qui nimbent une grande partie de leurs vies : baccalauréats à 14 ans, nombre impressionnant d’heures de vol à bord d'hélicoptères, doctorats ayant soulevés de multiples controverses, apparence physique...

La fascination qu'ils soulèvent est à la mesure de leurs apports à la culture populaire, touchant des domaines variés au grés des décennies - tant dans la bande dessinée (« Trolls de Troy ») qu'au cinéma (« Incognito »), tant chez les humoristes (« Les Nuls ») que chez les chanteurs (Didier Wampas). 

Passionnés par l'astronomie depuis l’enfance alors qu’ils lisaient les ouvrages de la bibliothèque familiale dédiés au sujet, ils écrivent leur première œuvre durant les années 70 : « Clefs pour la Science-Fiction ». Publiée en 1976, elle devient rapidement un best-seller et leur permet de pénétrer dans le monde de la télévision avec l'émission « Un sur Cinq », dans laquelle ils tiennent une rubrique axée sur la SF.

Tout en continuant de rédiger régulièrement des livres (« Chroniques du Temps X », « La Mémoire Double », « Nous ne Sommes pas Seuls dans l'Univers »...), les deux jumeaux passent en 1979 sur TF1 et deviennent de véritables stars du petit écran en y présentant jusqu'en 1987 « Temps X ». Habillés de combinaisons futuristes, mis en scène dans un décor de vaisseau spatial (dont Franck Dubosc est le pilote !), ils vulgarisent avec bonheur la science tout en faisant (re)découvrir aux téléspectateurs français de nombreux extraits de films fantastiques et des séries culte telles que « La Quatrième Dimension » et « Le Prisonnier ».

De 1982 à 1983, ils animent également « 2002 – L'Odyssée du Futur » sur TF1, qu'ils rejoindront encore une fois en 1989 pour « Futur's ». Après une pause de 9 ans, ils reviennent à la télévision en 1999 et ne quitteront plus le petit écran, avec les programmes « Projet X 13 », « Rayons X », « Science X », « Ils ont marché sur la Lune », « Science 2 », « Les Enfants de Temps X », « A deux pas du Futur » et... « Fort Boyard » !

Faisant preuve d'un esprit d'auto-dérision bienvenu, Igor et Grichka Bogdanoff ont également joué avec humour de leur image dans le sketch « Je dors chez l'habitant » des Lascars Gay, dans le clip « Bogda Bogda Bogdanov » de Cyril Hanouna et en doublant les voix des extra-terrestres Vernkot et Nesklin dans le dessin animé « Planète 51 ».

 

Texte : Matthieu REHDE 

 

 

 

 

 

Président du jury et Invité d'honneur

JACK SHOLDER

Réalisateur

 

  Membres du Jury 

           
                         

  Fabio FRIZZI

 

Yannick DAHAN

 

Catriona MacColl

  Graham MASTERTON   Nicholas VINCE   John McNaughton   Alain SCHLOCKOFF 

     Compositeur

 

       Réalisateur

Critique de Cinéma

 

           Actrice

  Auteur    Acteur   Réalisateur   Rédacteur en chef 

 

 

JACK SHOLDER

 

               
 

JACK SHOLDER

Réalisateur

Scénariste, monteur et réalisateur, Jack Sholder a fait preuve au cours de sa carrière d'un goût certain pour la notion d'apparence et de fausses identités.

Cet attrait s'exprime dès 1985 avec « La Revanche de Freddy », que la New Line lui confie suite au désistement de Wes Craven. Étant parvenu à conserver Robert Englund (l’interprète de Freddy) que le studio voulait évincer, Sholder livre une étrange suite où l'on retrouve à la fois l'univers propre à la franchise et les transformations de personnalité qui semblent alors le passionner. Ici, le croquemitaine quitte pour la première fois le monde des rêves et agit à travers le corps d'un adolescent, en nous prouvant ainsi que les apparences peuvent être mortellement trompeuses. Ayant divisé le public, le film n'en contient pas moins des séquences mémorables, telle que l’ effrayante introduction dans un bus !

Le réalisateur continue d'explorer ce concept avec l'excellent « The Hidden », dans lequel un alien prend possession d'enveloppes charnelles humaines afin de mieux assouvir ses besoins de destruction. Comme Jack Sholder l'avoue, il aime le cinéma dans son ensemble. Loin de se cantonner au seul registre fantastique, il s'inspire ici des polars réalistes façon « Serpico » de Sidney Lumet et des histoires d'invasions extra-terrestres, telle que « L'invasion des Profanateurs de Sépultures » de Don Siegel. Par ce mélange original et les têtes d'affiche Michael Nouri (« Flashdance ») et Kyle MacLachlan (alors en pleine gloire après « Dune » et « Blue Velvet »), « The Hidden » est une réussite autant commerciale que critique et rafle le Grand Prix au Festival d'Avoriaz.

De dissimulation, il en est également question dans son long-métrage : « Flic et Rebelle ». Kiefer Sutherland (auréolé du succès de « Génération Perdue ») incarne un policier infiltré dans un dangereux gang. Une lance sacrée étant dérobée par des truands, le héros cherche à la retrouver avec l'aide d'un indien mystique (Lou Diamond Philips). 

Mentionnons également « Supernova », une aventure futuriste qui voit un naufragé spatial faire preuve d'un comportement tout sauf normal (un véritable calvaire au niveau de la production, Walter Hill et Sholder se succèdent quatre fois à la réalisation !), les téléfilms « 12h01, Prisonniers du Temps » où le héros, amoureux d'une jeune scientifique assassinée, est piégé dans une boucle temporelle et revit continuellement la même journée, « Sélection Naturelle », dans lequel un programmateur informatique nanti se retrouve soudain face à son double qui désire tout ce qu'il possède, « Portrait dans la Nuit » qui s'attache à un dessinateur de portraits robots aidant une jeune femme à décrire l'apparence de l'homme qui cherche à la tuer, et enfin le pilote de la très courte série TV « La Malédiction », qui, contrairement à son nom, n'a rien à voir avec le classique de Richard Donner mais reprend au contraire la thématique de « The Hidden ».

Pourtant, rien ne prédestinait le jeune Jack Sholder à aborder des thèmes si riches, puisque, en 1982, il débute dans le registre balisé du slasher. A 28 ans, « The Garden Party », son dernier court-métrage, le fait connaître auprès des dirigeants de la société de production New Line. Il leur soumet alors l'idée d'« Alone in the Dark », une série B horrifique prenant racine dans un blackout qu'il a vécu à New York (à ne pas confondre avec l'adaptation du jeu vidéo éponyme, signée Uwe Boll et mettant en scène Christian Slater). En attendant leur accord, il officie comme monteur sur un succédané de « Vendredi 13 » : « Carnage » - le premier long-métrage produit par les frères Weinstein. Après avoir enfin obtenu un petit budget, il se lance dans cette histoire de déments qui s'échappent d'un asile à la faveur d'une coupure d'électricité et assiègent la maison de leur médecin. Basé sur un scénario simple et choc et réunissant trois vieilles gloires du 7eme Art (Martin Landau, Jack Palance et Donald Pleasance), « Alone in the Dark » rentabilise aisément son investissement et Sholder gagne la confiance du studio - qui lui confiera de ce fait « La Revanche de Freddy ».

Mais suite aux affres de « Supernova », la fin de sa carrière au cinéma rejoint le caractère de plaisante standardisation de ses débuts avec le DTV « Wishmaster 2 », « Arachnid », une histoire d'araignée géante produite par Brian Yuzna et « Beeper », un thriller avec Harvey Keitel.

Metteur en scène aimant alterner les genres, c'est à la télévision qu'il a le mieux exprimé l'éventail de ses goûts, avec une préférence marquée pour les téléfilms (les épisodes de séries TV le contraignant trop, selon lui, dans ses choix artistiques). En plus des œuvres citées précédemment, il s'est attaqué à la fresque guerrière dès 1988 (« Vietnam War Story 2 » et l'acclamé « L'Aube de l'Apocalypse »), à l'action (« Panique sur la Voie Express », « Pensacola », « Mortal Kombat : Conquest »), au thriller « Gabriel Bird ), au film animalier « 12 Days of Terror » et, bien sûr, à continué à être attaché au genre fantastique (« Tremors - La Série», « Les Contes de la Crypte » et « Génération X », un spin-off des X-Men se déroulant dans l’École pour Jeunes Surdoués du Professeur Xavier).

Aujourd’hui, Jack Sholder est professeur de Production Cinématographique à la Western Carolina University, et met au service de jeunes étudiants l'expérience et les compétences qu'il a acquises au cours de sa longue carrière.

Dans le cadre du Bloody Week-End, « The Hidden » sera projeté en présence du réalisateur.

Filmographie: IMDB

Texte : Matthieu REHDE

 
         

 

 

Fabio FRIZZI

 

   

             

 
 

fABIO FRIZZI

Compositeur

Sept notes au clavecin pour un thème musical inoubliable, celui de « L'Emmurée Vivante ».

Sept notes, et un nom qui surgit de l'entêtante mélodie : celui du compositeur italien Fabio Frizzi.

Captivé par l'usage de la voix en musique, il fonde dès le lycée, et contre l'avis de son père, un groupe de rock amateur. Afin de pouvoir vivre de sa passion, il se met rapidement à étudier la guitare et la composition auprès de Sergio Notaro et de Vittorio Taborra, puis rencontre son premier éditeur, Carlo Bixio. Celui-ci lui permet d'entrer dans le monde du cinéma et c'est en 1968 qu'il compose, avec ce dernier et Tempera, la musique du western « Ed ora... raccomanda l'anima a Dio ! ». Une expérience concluante qui l'amène à travailler jusqu'en 1975 sur cinq autres films (dont le classique « Fantozzi », de Luciano Salce).

Il rencontre alors, toujours grâce à Carlo Bixio, celui dont le nom demeure lié au sien tant professionnellement qu'amicalement : le réalisateur Lucio Fulci.

S'étant déjà fait un nom en Italie avec « Le Temps du Massacre », « Le Venin de la Peur » et « La Longue Nuit de l'Exorcisme », le metteur en scène recherche un compositeur pour son nouveau film, « Les 4 de l'Apocalypse ». Fabio Frizzi, Bixio et Tempera sont rapidement engagés, et écrivent la bande originale et les chansons de ce western nihiliste mâtiné de fantastique. Fulci étant lui-même mélomane, l'exercice est ardu mais porte ses fruits : entouré de son groupe, puis seul, le musicien collabore avec le maestro sur « Dracula in Brianza », « Sella d'Argento », « La Guerre des Gangs », « Manhattan Baby », « Un Gatto Nel Cervello » et les classiques « L'Emmurée Vivante », « L'Enfer des Zombies », « Frayeurs » et « L'Au-Delà » (dont le thème, qui mêle douce mélodie et chœur puissant, est devenu une référence).

Parallèlement à sa collaboration avec Lucio Fulci, il compose entre 1975 et 1989, 36 musiques de films, s'axant particulièrement sur la comédie (un genre qu'il affectionne) et travaillant avec de prestigieux metteurs en scènes – tels que Tonino Valerii, Enzo G. Castellari, Sergio Martino, Umberto Lenzi... 

Toutefois, suite à la crise du cinéma transalpin dans les années 80, sa carrière prend un tournant en 1990. Il arrête temporairement de travailler pour le 7eme Art, et se lance dans un exercice auquel personne alors ne croit : organiser une série de concerts où un orchestre symphonique, sous sa direction, interprète uniquement des bandes originales. Le succès est immédiat !

Après un nouveau passage par les studios (où il travaille cette fois-ci majoritairement pour la télévision), il débute en 2012 une nouvelle tournée intitulée « Frizzi to Fulci », pour laquelle il reprend avec bonheur les partitions autrefois écrites pour le cinéaste.

Aujourd'hui, Fabio Frizzi est aux côtés des Goblins (« Suspiria ») l'un des plus grands compositeurs italiens de musiques de films fantastiques. Quentin Tarantino lui-même a rendu hommage à son emblématique travail, en incluant, dans la bande originale de « Kill Bill Volume 1 » le thème de « L'Emmurée Vivante » (utilisé lorsque Uma Thurman s'échappe de l'hôpital) !

Au cours de cette septième édition du Bloody Week-End, Fabio Frizzi et ses musiciens donneront un concert exceptionnel qui retracera sa riche carrière – et amateurs, ainsi que connaisseurs, ne manqueront pas de vibrer au gré de mélodies toutes plus mémorables les unes que les autres !

Texte : Matthieu REHDE

 
   Billetterie      

  

Yannick DAHAN

 

 

 
 

     

 
 

Yannick DAHAN

Réalisateur, critique de cinéma

Aimant avec ardeur le langage cinématographique, rejetant les clivages entre communautés cinéphiles, s'attachant tant au fond qu'à la forme des films, et surtout, méprisant la langue de bois : passionné de cinéma, le toulousain Yannick Dahan l'est viscéralement.

C'est pourtant par hasard qu'il est tombé dans le métier de critique. Doctorant en histoire tout en travaillant comme journaliste dans le jeux vidéo, il envoie sans trop y croire deux articles au magazine Positif, l'un sur la violence au cinéma et l'autre sur les films catastrophe. A sa grande surprise, il est rapidement contacté par le directeur de la publication en personne, Michel Ciment, et intègre dans la foulée l'équipe de la prestigieuse revue. Collaborateur fidèle, il mettra également sa plume engagée au service d'HK, DVDvision et Mad Movies.

Toujours par un heureux coup du sort, il passe alors de chroniqueur papier à journaliste TV, une amie l'ayant encouragé à passer un entretien. Il y débute en analysant des dvd sur Ciné Info, l'une des nombreuses branches du bouquet Ciné Cinéma. Avec l'aide du monteur Dimitri Amar, Yannick Dahan forge petit à petit son personnage de trublion cathodique, qui ne le quittera plus. Par la suite, c'est avec la même liberté de ton et la même volubilité qu'il anime Opération Frisson sur Ciné Cinéma Frisson, en donnant un avis tranché mais argumenté sur l'actualité cinématographique.

En 2009, un nouveau pas est franchi. Il s'essaye en effet à la réalisation en cosignant avec Benjamin Rocher (Antigang) le court-métrage Rivoallan, dans lequel un policier et un groupe de malfrats s'entretuent.

Après un caméo dans Frontière(s) de Xavier Gens, il décide de passer au long-métrage, toujours avec Rocher. Ce sera La Horde, un film de zombie ultra-violent - et un véritable hommage au cinéma de genre !

Il poursuit dans cette veine en participant à Viande d'origine française, un documentaire sur le cinéma horrifique en France, et en produisant le premier documentaire français sur la geek culture « Suck my Geek ! ». Il devient aussi chroniqueur sur TPS Star, dans La Quotidienne du Cinéma, animateur radio sur Le Mouv’, avant de rejoindre Ubisoft pendant 3 ans en tant que Directeur Créatif sur divers jeux de la société.

En 2013, il co-scénarise le premier jet d’Enragés d'Eric Hannezo (un reboot du Cani Arrabbiati de Mario Bava sorti en 1974),  dans lequel Lambert Wilson joue un père de famille confronté à quatre dangereux criminels. En 2015, il signe deux scénarios, dont l’un, en cours de développement, sera son prochain film en tant que réalisateur. Il vient par ailleurs de se lancer dans l’écriture d’un livre sur les frères Coen, ses cinéastes favoris.

Nous serons heureux d'accueillir Yannick Dahan lors de la 7e édition du Bloody Week-end.

Texte : Matthieu REHDE
 
         
         

 

 

Catriona MacColl

 

       
             



 

CATRIONA MACCOLL

Actrice

Catriona MacColl naît à Londres, et intègre dés son enfance un groupe de théâtre scolaire avant de se tourner vers une carrière de ballerine professionnelle. Mais suite à une blessure, la jeune femme est obligée de mettre un terme à ses ambitions.

 

C'est alors qu'elle entend parler de Jean-Pierre Bisson, qui recherche pour sa nouvelle pièce une actrice sachant danser. Engagée, elle quitte son Angleterre natale et s'installe dans le sud de la France, où, pendant deux ans, elle fait partie de la troupe théâtrale de l'acteur/metteur en scène, jouant dans Barbe-Bleue et son Fils Imberbe (1975) et dans Sarcelles-sur-Mer (1976).

Suite à cette riche expérience, elle décide de partir à Paris, où elle débute à la télévision dans l'épisode 1 de la série Il était un Musicien (1978). La même année, elle obtient un rôle aux côtés de Thierry Lhermitte dans Le Dernier Amant Romantique de Just Jaeckin (Emmanuelle). Puis ce sera la consécration avec le film de cape et d'épée Lady Oscar (signé Jacques Demy – Peau d’Âne), où elle est pour la première fois en tête d'affiche – et avec lequel elle devient une icône au Japon, le long-métrage étant une adaptation du manga La Rose de Versailles.

Suivront en 1980 Le Fils Puni et Voltan le Barbare (aussi connu sous le nom de Hawk the Slayer), avant que son agent ne lui fasse rencontrer le réalisateur italien Lucio Fulci. N'étant pas à l'époque attirée par l'horreur, elle signe néanmoins pour le rôle principal de Frayeurs. Une expérience difficile, marquée par une traumatisante pluie d'asticots qui lui tombe sur le visage pour les besoins d'une séquence ! Mais Frayeurs est un succès, et McColl accepte de tourner à nouveau avec Fulci, toujours comme premier rôle, dans les désormais classiques La Maison près du Cimetière et L'Au-Delà (qui sera diffusé au cours de cette 7eme édition du Bloody Week-End). Toujours en 1981, elle apparaît sur Antenne 2 dans la série TV fantastique Noires sont les Galaxies, qui marqua les spectateurs par sa noirceur revendiquée et sa violence certaine.

Mais ne voulant pas être cantonnée au seul registre de scream queen, elle refuse de travailler à nouveau avec le maestro et s'éloigne du registre horrifique. Les décennies suivantes la verront ainsi s'attacher à différents genres au cinéma : citons la comédie (Les Diplômés du Dernier Rang avec Patrice Bruel et Le Bal des Casse-Pieds avec Jean Rochefort), la romance (Trois Places pour le 26 et Une Grande Année, réalisé par Ridley Scott), le thriller (Double vue) et le drame (La Fille d'un Soldat ne Pleure Jamais, de James Ivory). Mais c'est surtout à la télévision qu'elle affiche son éclectisme, avec des prestations remarquées dans La Peau de Chagrin, Les Derniers Jours de Pompéi (où elle côtoie Laurence Olivier et Franco Nero), Cousin Williams ou encore Mafiosa.

En 2004, le metteur en scène Pascal Laugier (Martyrs) parvient à la faire revenir au genre qui l'a fait passer à la postérité, et lui confie dans Saint Ange, son premier film, le rôle de la directrice de l'orphelinat. Catriona MacColl poursuit alors dans le fantastique et l'horreur avec l'anthologie The Theatre Bizarre (segment The Mother of Toads), Chimères et Fièvre de Romain Basset (plus connu sous son titre original : Horsehead), lequel sera exceptionnellement projeté en présence du réalisateur durant le Bloody Week-End.

 

Texte : Matthieu REHDE





  

Graham MASTERTON

 

       
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 





 



   
 

Graham Masterton

Auteur

Maître absolu de l’horreur.

Né à  Édimbourg en 1946, il est l’un des auteurs d’horreur les plus renommés et populaires au monde, partageant l’affiche avec un certain Stephen King et Dean Koontz.

Le maître de l’horreur n’a pas commencé sa carrière en écrivant des romans d’horreur, mais en tant que rédacteur dans le magazine de charme Penthouse. A cette époque, il a commencé à écrire une série de best-seller, qui étaient des guides sexuels, How to drive your wife wild in bed (Comment pousser votre femme à devenir sauvage au lit) est le plus connu, vendu à plus de trois millions d’exemplaires. Il aurait raconté dans une interview qu’il aurait commencé à écrire de l’horreur quand ses ventes auraient déclinées, mais aussi grâce au film l’exorciste qui a su déclencher en lui un déclic.

En 1975, il écrit Manitou, Best-seller immédiat qui fut adapté au cinéma avec Tony Curtis et sa carrière est lancée. Depuis, il a écrit plus de trente-cinq romans de terreur et de suspense. Il a remporté de nombreux prix dont celui délivré en France « Julia-Verlanger 1988 » pour Le portrait du mal.Il existe également en France, un prix Masterton destiné au meilleurs ouvrages dans le domaine.

Digne héritier de Lovecraft, auquel il rend hommage plusieurs fois dans ses romans, Graham Masterton puise essentiellement son inspiration au sein des légendes des civilisations de notre monde. Le spiritisme, les apparitions surnaturelles, la réincarnation, l'occultisme occupent une place dans chacun de ses romans. Son humour noir, et un style reconnaissable au premier coup d’œil font de lui un expert en la matière.

Masterton, vit actuellement à Surrey, en Angleterre. Âgé de 70 ans, le maître continue toujours d’écrire pour le plus grand bonheur ou plutôt frayeur de ses fans.

Texte : Arnaud Codeville





Nicholas Vince

 

 

 

 

 

 

 

 

         
      
 

NICHOLAS VINCE

Acteur

Nicholas Vince est connu pour son rôle de « Chatterer Cenobite » dans les films de Clive Barker  Hellraiser (le pacte) et  Hellraiser I I : Les Ecorchés. Il a également joué le rôle de Kinski dans le film Cabal de Barker.

Après son implication dans ces films, il a écrit des scénarios pour les comics Hellraiser et Cabal (Nightbreed en version originale) publiés par Marvel. Il a également écrit les histoires des comics Marvel (Angleterre) Warheads et  Mortigan Goth: Immortalis. Ce dernier a été réimprimé en janvier 2016 dans le cadre de la collection Frontier.

Il a participé aux magazines Fear et Skeleton Crew en écrivant des nouvelles ainsi que des articles. Pour le magazine Skeleton Crew il a inventé la série d’interviews The Luggage in the Crypt. Parmi ses invités on a pu retrouver Neil Gaiman, Joe R. Lansdale et Clive Barker. Il a repris le principe de ses interviews sur sa chaine YouTube.

En 2012, après 16 années passées à travailler dans l’industrie des Technologies de l’Information, il est revenu vers l’écriture avec la publication de son anthologie de nouvelles What Monsters Do. Ce volume est arrivé en 5ème position des ventes sur Amazon. Deux de ses nouvelles « Tunes From the Music Hall » et « Green Eyes » sont devenues des pièces de théâtre le temps du London Horror Festival de 2013, obtenant chacune une critique de 4 sur 5.

En mars 2014, il a publié un deuxième volume de nouvelles intitulé Other People's Darkness and Other Stories. Le site gingernutsofhorror.com l’a décrit comme «  une tapisserie brodée de terreur qui vous choquera jusqu’aux larmes et qui restera tapie dans votre subconscient pendant des jours entiers. »

Il a également joué l’un des rôles principaux dans le film Metamorphosis de Robert Nevitt qui a été diffusé sur la BBC3 aux côtés de The Fear and Hollower de MJ Dixon. Il a donné des lectures de Trans Scripts (par Paul Lucas) à Bridport et London. Il a également participé à Borley Rectory (de Ashley Thorpe) et joué le premier rôle dans Mindless (de Katie Bonham), Remnant (de Andy Stewart), Rats (de Mark Logan) et  Retribution (de Paddy Murphy).

Il a créé un clip vidéo  machinima pour le morceau We Are The Hearts du groupe français EXGF et son premier court-métrage en tant que scénariste et réalisateur, The Night Whispered, est actuellement en post production.

Photo by Clair Grogan Photography.

 

 

John McNaughton

 

         



 

John McNAUGHTON

Réalisateur

Diplômé en production télévisuelle, c'est tout naturellement que John McNaughton s'oriente, au début de sa carrière, vers la publicité et les films d'entreprises. Mais, ambitieux, il décide en 1984 de réaliser et de produire de manière indépendante son premier projet, Dealers in Death. Ce documentaire d'une heure retrace, à l'aide d'images d'archives, une page particulièrement violente de l'histoire des États-Unis : celle du grand banditisme qui sévit des années 30 aux années 50, avec des figures aussi notables que Bonnie & Clyde et Al Capone. Basé sur la pègre, la police et la violence réaliste car ancrée dans un univers quotidien, tout en étant saupoudré de touches d'humour, Dealers in Death peut être considéré comme l’œuvre matricielle de toute sa filmographie plutôt que comme un simple coup d'essai.

La violence, il la retrouvera en effet un an plus tard avec le désormais classique Henry – Portrait d'un Serial Killer. Souhaitant montrer ce que l'humain a de plus sombre en lui, McNaughton se base sur le tueur en série Henry Lee Lucas pour développer son personnage principal, un meurtrier hanté par une enfance tragique. Malgré l'absence de moyens tant techniques que financiers (le film a coûté à peine plus de 100 000 dollars), Henry est une plongée poisseuse dans le sang et la folie dont on ne se remet que difficilement, la prestation hallucinée de Michael Rooker (The Walking Dead) dans le rôle titre ne faisant qu'ajouter au malaise ressenti. Classé X, il ne sortira aux USA qu'en 1990, acquérant au fil des années une notoriété mondiale. Croulant subitement sous les scénarios de films d'horreur, McNaughton, qui n'a jamais vraiment souhaité être attaché au genre, se tourne en 1991 vers la science-fiction avec Borrower (dans lequel un alien doit tuer régulièrement des humains afin de s'emparer de leurs têtes) et le one-man show avec Sex, Drugs, Rock & Roll (où le comique Eric Bogosian interprète devant la caméra toute une série de personnages inventés par ses soins).

1993 est l'année de la consécration, lorsque Martin Scorsese, après avoir vu Henry, lui offre le poste de réalisateur sur Mad Dog and Glory. Avec Elmer Bernstein (SOS Fantômes) à la musique, Robby Müller (Les Envoûtés) à la photographie ainsi que Robert De Niro, Bill Murray et Uma Thurman en têtes d'affiche, le film, qui se situe encore une fois dans l'univers de la mafia, ne côtoie pourtant pas les sommets du box-office.

La suite de sa carrière au cinéma, bien que semblant s'appuyer sur des choix éclectiques, demeurera toujours liée à Dealers in Death : Normal Life traite du banditisme, le thriller Sexcrimes, avec Matt Dillon, Kevin Bacon et Denise Richards prend pour toile de fond la violence charnelle (et sera son seul vrai succès populaire), Condo Painting est un documentaire psychédélique sur le peintre éponyme, Speaking of Sex est une comédie légère et The Harvest, toujours inédit en France, aborde avec puissance l'horreur psychologique.

Au fil des années, John McNaughton a aussi régulièrement tourné pour la télévision, passant avec aisance d'un genre à l'autre avec les séries policières Homicide, Expert Witness et FBI – Portés Disparus, les drames Life in Prison et John from Cincinnati, le thriller Push, Nevada, sans oublier bien sûr la pègre avec Le Manipulateur, l'action avec Firehouse et l'horreur avec l'épisode Haeckel's Tale de la première saison de Masters of Horror.

Dans le cadre du Bloody Week-End, « Henri, portrait d'un tueur en série » sera projeté en présence du réalisateur.

Texte : Matthieu REHDE.





 

Alain Schlockoff

 
 
 

Alain SCHLOCKOFF

Rédacteur en chef du magazine l'écran fantastique,

Pionnier du fantastique en France.

On lui doit notamment L’Ecran Fantastique, l'un des mensuels de référence sur le marché du cinéma fantastique et de science fiction, qui a su évoluer au fil des années en faisant découvrir les films de genre à des lecteurs de tous les âges.

Vers 14 ans, le jeune Schlockoff lit beaucoup de fanzines américains (Famous Monsters of Filmland...). Il décide d'acheter une ronéo pour produire ces propres fanzines: Les Fameux Monstres du Cinéma, Astarté, Crépuscule, Mercurey Bis n°2, Metaluna...). A 20 ans, il commence des études de cinéma pour être réalisateur.En 1967, il décide de créer un fanzine plus ambitieux: Horizons du Fantastique qui dès le n°2 devient une revue imprimée. Il perd le contrôle de son "zine", mais se lance dans un autre L’Ecran Fantastique. Au début des années 70, il crée des rendezvous

cinématographiques, avec notamment «Les Nuits du cinéma» (dédiées au fantastique).Ces 'nuits' sont reprises en décembre 2008, au Forum des

images, un samedi par mois (avec un un courtmétrage, un film inédit et un film de patrimoine).

En 1972, après son service militaire, il crée le 1er Festival International du Film Fantastique et de Sciencefiction au théâtre des Amandiers de Nanterre (du 16 au 20 mai 1972). Cette manifestation pionnière et unique en son genre connaîtra 18 éditions (dans d'autres endroits: au Grand Rex à Paris...).

L’Ecran Fantastique en profite pour promouvoir cette 'convention'. Rapidement, il devient un "prozine" puis un magazine et à l'été 1977, L’Ecran Fantastique Nouvelle série sort sous forme de cahiers trimestriels au format carré.

Il crée une autre revue éphémère : Vendredi 13 consacrée au gore.

Dans sa continuité, il conçoit en 1989, Toxic avec Cathy Karani et son éditeur d'alors, CyberPress. Un an après l'éditeur décide d'arrêter sa publication.

Treize ans plus tard, il relance le titre jusqu'à l'été 2005 (et 19 numéros). Aujourd'hui, on retrouve l'esprit " Toxic" dans le supplément de L'Ecran Fantastique.

En 1993, il lance un projet qui lui tient à coeur : Fantastyka. Avec son ami, Pierre Gires et d'autres bénévoles, ils veulent développer et faire partager leur passion pour l'histoire et les thématiques autour du cinéma Fantastique. Cette excellente revue s'arrêtera avec le n°24.

Il a conçu et dirigé de nombreuses revues:

Horizons du fantastique (1967/1969)

L’Ecran Fantastique (depuis 1969)

Vendredi 13 (1981/1989)

Toxic (1989-1991/2002-2005)

Fantastyka (1993-2002)