Jury de professionnels

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Succédant à Philippe Nahon en 2010, Dominique Pinon en 2011, Silvia Collatina en 2012, Caroline Munro en 2013, René Manzor en 2014, Brian Yuzna en 2015, Jack sholder en 2016, Sergio Martino en 2017, le président du Jury de la 9e édition du Festival International du Film Fantastique est Marcus Nispel.

PRÉSIDENT DU JURY

Marcus NISPEL, Réalisateur

MARCUS NISPEL

 

D’origine allemande, Marcus Nispel s’installe aux États-Unis grâce à une bourse d’étude.

Tout d’abord réalisateur de spots publicitaires, il s’oriente après quelques années vers les clips musicaux, domaine dans lequel il  acquiert une popularité notable en mettant notamment en scène Janet Jackson, Elton John, Lil’ Kim, Aretha Franklin, Cher ou encore Mylène Farmer.

Honoré de 4 MTV Video Music Awards et 2 Billboard Awards, son travail vidéo fait dorénavant parti de la collection permanente du Musée d’Art Moderne de New York.

En 2003, Michael Bay (« Transformers ») produit son remake de Massacre à la Tronçonneuse. Efficace et gore, le film sera suivi en 2004 par Frankenstein, autre adaptation télévisuelle, cette fois-ci, du classique de Mary Shelley.

Nispel se spécialise alors dans les reboots :  Pathfinder  en 2007,  Vendredi 13 en 2009 et Conan en 2011, ( Jason Momoa « Aquaman » y remplaçant Arnold Schwarzenegger).

Son dernier long-métrage en date, Projet 666 est une histoire de possession diabolique estampillée Blumhouse Productions (« Get Out », « Insidious »).

Texte : Matthieu REHDE

Photo Marcus Nispel : Massimo MASINI

MEMBRES DU JURY

JEFF LIEBERMAN, Réalisateur américain

JEFF LIEBERMAN

Né à Brooklyn, Jeff Lieberman sort diplômé de la School of Visual Arts de New York et coscénarise dès 1973 le thriller Blade en compagnie de Ernest Pintoff (Hawaï Police d’État).

Suite au triomphe des Dents de la Mer en 1975, de nombreux films d’animaux tueurs s’abattent sur les écrans, des rats géants de Soudain… les Monstres aux araignées de L’Horrible Invasion, en passant par les Abeilles féroces (1976). Lieberman se remémore ainsi qu’enfant, son grand frère lui montrait comment attirer des lombrics au moyen d’une simple impulsion électrique. De ce lointain souvenir naît en 1976 le scénario de La Nuit des Vers Géants, premier long-métrage mis en scène en à peine plus de 20 jours à Port Wenworth, Géorgie, dans lequel des milliers de vers carnivores envahissent une paisible bourgade après avoir été attirés à la surface par la chute malencontreuse de lignes à haute tension. Cette sympathique série B bénéficie de la présence du multi-oscarisé Rick Baker au maquillage, 250 000 véritables invertébrés étant en outre acheminés jusqu’au plateau pour les besoins de mémorables séquences d’attaques.

La même année, il réalise Le Rayon Bleu, nom d’un LSD fictif qui pousse ses consommateurs au meurtre des décennies après l’absorption de la dangereuse substance.

S’ensuit le slasher Survivance, les décors naturels de l’Oregon offrant un cadre tangible à cette histoire de randonneurs traqués par un tueur fou, au sein de laquelle Gregg Henry (Body Double) et George Kennedy (Les 12 Salopards) se donnent la réplique.

Le new-yorkais choisi alors de diversifier ses projets. Coréalisateur aux côtés de Marvin J. Chomsky (Holocauste) du téléfilm Doctor Franken (qui voit un chirurgien interprété par Robert « Bullitt » Vaughn régénérer le corps d’un inconnu à l’aide de morceaux de cadavres), il alterne les documentaires (But… Seriously ?, Sonny Liston : The Mysterious Life and Death of a Champion), les activités de scénariste (L’Histoire sans Fin 3) et de producteur (Clark Gable : Tall, Dark and Handsome), tout en s’essayant à la comédie horrifique avec Meurtres en VHS, où Kevin « The Blob » Dillon tente de stopper un alien à l’improbable but : prendre possession de la Terre grâce à une vidéocassette !

Son dernier métrage en date, Au service de Satan, sort en 2004. Amanda Plummer (Pulp Fiction) y incarne une jeune étudiante dont le petit frère croit rencontrer le diable durant Halloween – en réalité un serial killer mutique et costumé.

Plus récemment, Jeff Lieberman s’est illustré avec la série télévisée Til Death Do Us Part, chacun des épisodes, centré sur le thème du mariage, se concluant par la mort de l’un des conjoints.

Texte : Matthieu REHDE

FRED WILLIAMSON, Acteur américain

FRED WILLIAMSON

Fred Williamson, surnommé “The Hammer”, naît en 1938 et obtient un diplôme en architecture industrielle de la Northwestern University, où il pratique aussi le football américain. Il débute ensuite sa carrière en jouant pour la ligue américaine de football professionnel dans les années 1960. Au terme de sa 8ième saison, il quitte cette voie pour déménager à Hollywood et devenir acteur.
Les premières apparitions de Williamson au petit écran comprennent l’épisode « The Cloud Minders » de la série Star Trek en 1969, ainsi que le feuilleton Julia dans lequel il joue aux côtés de Diahann Carroll. Il personnifie le personnage de “Spearchucker Jones” dans le film de Robert Altman, M*A*S*H, et obtient un rôle dans le film Dis-moi que tu m’aimes, Junie Moon de Otto Preminger.

En 1973, il devient le premier homme de descendance afro-américaine à poser pour la page centrale du magazine Playgirl et se glisse peu après dans la peau d’un mafioso afro-américain pour le film Black Caesar, le parrain de Harlem, ainsi que pour la suite, Casse dans la ville.

Vers le milieu des années 1970, il s’installe à Rome, en Italie, où il fonde sa propre compagnie Po’ Boy Productions. Jouant le rôle principal tout en occupant le poste de réalisateur pour Boss Nigger, Williamson apparaît ensuite dans plusieurs films appartenant au genre cinématographique « blaxploitation ». En 1978, il décroche un rôle dans la version originale de The Inglorious Bastards (Une poignée de salopards, en France), qui plus tard inspirera Tarantino à faire un film au nom similaire. Après avoir été un porte-parole pour King Cobra et être apparu dans une vidéo de Snoop Doggy Dogg, il combat des créatures de la nuit et se transforme en vampire, jouant aux côtés de George Clooney et Quentin Tarantino dans Une nuit en enfer, de Robert Rodriguez.
Plus récemment, Fred Williamson a pris part au film à succès Starsky et Hutch (mettant en scène Ben Stiller et Owen Wilson) et ensuite dans le long-métrage à caractère patriotique Last Ounce of Courage.

Etant un porte-parole national engagé pour Wounded Warrior Project, Fred vit maintenant avec sa femme à Palm Springs, en Californie, où il apprécie les parties de golf et les bons cigares.

Texte et traduction : Marianne LACHANCE.

PASCAL LAUGIER, Réalisateur français

PASCAL LAUGIER

Débutant sa carrière en 1993 avec le court-métrage « Tête de Citrouille », Pascal Laugier est remarqué par Christophe Gans grâce à son second projet, « 4ème Sous Sol ». Le metteur en scène de « Crying Freeman » lui offre alors de réaliser le making-of du « Pacte des Loups », rapidement loué pour ses qualités. Trois ans plus tard, Laugier s’attaque au format long avec « Saint Ange », une mystérieuse histoire d’orphelinat hanté dans laquelle Virginie Ledoyen et Lou Doillon se donnent la réplique sous la houlette de la scream queen Catriona MacColl (« L’Au-delà »). Coproduction franco-canadienne dont un remake américain verra le jour en 2015, l’aussi traumatisant qu’inoubliable « Martyrs » fait suite à ce premier essai. Ses deux œuvres suivantes sont également financées en partie par le Canada : « The Secret » avec Jessica Biel (au faîte de sa carrière, elle tourne la même année dans « Total Recall : Mémoires Programmées » et dans « Hitchcock ») ainsi que « Black Widow », un épisode de la série TV « XIII » basée sur les bandes dessinées éponymes créées par Van Hamme et Vance. En 2015, il signe pour Mylène Farmer le clip « City of Love », empli de références à certains classiques du cinéma fantastique tels que « Les Oiseaux » et « Psychose ». La collaboration entre la chanteuse et Pascal Laugier se poursuit dans «Ghostland », terminé en 2017 et bientôt sur nos écrans.

Texte : Matthieu REHDE

ROBERT KURTZMAN, Maquilleur, responsable des effets spéciaux, réalisateur et producteur de cinéma américain

ROBERT KURTZMAN

Né dans l’Ohio, c’est par passion pour les maquillages que Robert Kurtzman, à peine âgé de 19 ans, emménage à Los Angeles.

Rapidement engagé au sein de Mechanical & Makeup Imageries, il apprend le métier aux côtés du vétéran John Carl Buechler (« Re-Animator »), puis travaille sur  Extra Sangsues Freddy 3, PredatorEvil Dead 2, Phantasm 2 et  The Hidden.

En 1988, le jeune homme se joint à Greg Nicotero et à Howard Berger pour fonder la compagnie KNB EFX Group, spécialisée dans le maquillage et les prothèses. Rapidement, le trio impose KNB en figure incontournable du marché. Associée à des titres aussi mémorables que  Misery, Tremors,  Le Sous-sol de la Peur, Evil Dead 3, Jason va en Enfer, L’Antre de la Folie, Scream, Boogie Nights, The Faculty,  Vanilla Sky, Spy Kids, Evolution, Austin Powers 3, Hostel et Bubba Ho-tep, la firme remporte un Saturn Award pour Vampires et un Emmy pour la série Dune. Kurtzman quitte en 2002 KNB, créant dans la foulée sa société actuelle, Creature Corps. Sous cette nouvelle bannière, il continue d’apposer sa signature à des longs-métrages réputés, Bad Boys 2,  Identity,  The Devil’s Reject, Tusk et The Bye Bye Man en tête. Au-delà de ses activités de maquilleur et de quelques travaux remarqués dans le domaine de l’animatronique (on lui doit les bisons de « Danse avec les Loups » ainsi que la supervision du Hulk mécanique d’Ang Lee), il est à l’origine d’ Une Nuit en Enfer, dont il a écrit le synopsis avant de confier à Quentin Tarantino (alors inconnu) la rédaction complète du scénario. Enfin, Robert Kurtzman s’est essayé à la réalisation avec The Demolitionist , Wishmaster ,  The Rage, Buried Alive et Deadly Impact .

Texte : Matthieu REHDE

Xavier GENS, Réalisateur

XAVIER GENS

Débutant comme stagiaire sur The Secret Laughter of Women, La Captive, Le Bossu, Risque Maximum et Double Team, tous deux avec Jean-Claude Van Damme, Xavier Gens affine son style en l’espace de trois courts-métrages et d’une poignée de vidéo-clips. EuropaCorp produit puis distribue son premier long, Frontière(s), un succès tant public que critique qui pousse Luc Besson à lui confier l’adaptation du jeu vidéo Hitman (cette dernière sortant paradoxalement sur les écrans avant Frontière(s)). Jugée trop sanglante, la version originale est expurgée de tous ses excès graphiques. Cette soif de violence tant physique que psychologique, Gens l’injecte alors dans son film suivant, The Divide, un huis-clos oppressant sur fond d’holocauste nucléaire mettant en scène les impeccables Michael Biehn (Terminator) et Rosanna Arquette (Crash). Il participe ensuite à l’anthologie The ABCs of Death (segment X is for XXL) ainsi qu’à la série TV Crossing Lines, avant de revenir au cinéma avec The Crucifixion et Cold Skin. Sa comédie Budapest, dans laquelle Manu Payet s’efforce de planifier des enterrements de vie de garçon en Hongrie, sortira cet été.

Texte : Matthieu REHDE

Crédit photo : Aude Boutillon

 

ALAIN SCHLOCKOFF, Rédacteur en chef du magazine l’écran fantastique

Vers 14 ans, le jeune Schlockoff lit beaucoup de fanzines américains (Famous Monsters of Filmland…). Il décide d’acheter une ronéo pour produire ces propres fanzines: Les Fameux Monstres du Cinéma, Astarté, Crépuscule,Mercurey Bis n°2,Metaluna…).

A 20 ans, il commence des études de cinéma pour être réalisateur.

En 1967, il décide de créer un fanzine plus ambitieux: Horizons du Fantastique qui dès le n°2 devient une revue imprimée. Il perd le contrôle de son ‘zine’, mais se lance dans un autre L’Ecran Fantastique. Au début des années 70, il crée des rendez-vous cinématographiques, avec notamment «Les Nuits du cinéma» (dédiées au fantastique).

Ces ‘nuits’ sont reprises en décembre 2008, au Forum des images, un samedi par mois (avec un un court métrage, un film inédit et un film de patrimoine).

En 1972, après son service militaire, il crée le 1er Festival International du Film Fantastique et de Science-fiction au théâtre des Amandiers de Nanterre (du 16 au 20 mai 1972). Cette manifestation pionnière et unique en son genre connaitra 18 éditions (dans d’autres endroits: au Grand Rex à Paris…).

L’Ecran Fantastique en profite pour promouvoir cette ‘convention’. Rapidement, il devient un ‘prozine’ puis un magazine et l’été 1977, L’Ecran Fantastique – Nouvelle série sort sous forme de cahiers trimestriels au format carré.

Il crée une autre revue éphémère: Vendredi 13 consacrée au gore.

Dans sa continuité, il conçoit en 1989, Toxic avec Cathy Karani et son éditeur d’alors, CyberPress. Un an après l’éditeur décide d’arrêter sa publication.

Treize ans plus tard, il relancera le titre jusqu’à l’été 2005 (et 19 numéros) Aujourd’hui, on retrouve l’esprit toxic’ dans le supplément de L’Ecran Fantastique baptisé La Crypte

En 1993, il lance un projet qui lui tient à coeur: Fantastyka. Avec son ami, Pierre Gires et d’autres bénévoles, ils veulent développer et faire partager leur passion pour l’histoire et les thématiques autour du cinéma Fantastique. Cette excellente revue s’arrêtera avec le n°24.

En juin 2009, L’Ecran Fantastique investit le marché anglo-saxon (avec une version anglaise du magazine). En septembre, c’est au marché américain que la revue s’attaquera.

Il a conçu et dirigé de nombreuses revues:

Horizons du fantastique (1967-1969)

L’Ecran Fantastique (depuis 1969)

Vendredi 13 (1988-1989)

Toxic (1989-1991/2002-2005)