Jury de professionnels / Invités

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Succédant à Philippe Nahon en 2010, Dominique Pinon en 2011, Silvia Collatina en 2012, Caroline Munro en 2013, René Manzor en 2014, Brian Yuzna en 2015, Jack sholder en 2016, Sergio Martino en 2017, Marcus Nispel en 2018, Heather Langenkamp en 2019. Le président du Jury de la 11e édition du Festival International du Film Fantastique est ….

PRÉSIDENT DU JURY

MICHAEL BIEHN, Acteur américain

Michael Connell Biehn naît le 31 juillet 1956 à Anniston, en Alabama. Il grandit à Lincoln (Nebraska) et, à l’âge de 14 ans, déménage avec ses parents, Marcia Connell et Don Biehn, un avocat de profession, à Lake Havasu (Arizona). Il y obtient une bourse d’études dramatiques mais, deux ans après, quitte l’université pour tenter sa chance à Hollywood.

Après des apparitions dans la série L’Âge de Cristal ainsi que dans Grease, il décroche son premier grand rôle face à Lauren Bacall dans Fanatique et enchaîne rapidement avec The Lords of Discipline. La consécration arrive grâce à James Cameron, lequel lui confie dans Terminator le rôle de Kyle Reese, cet homme envoyé dans le passé pour y affronter Arnold Schwarzenegger. Une relation de travail fructueuse se développe alors entre les deux hommes, Biehn jouant dans les projets suivants du metteur en scène, Aliens et Abyss.

La fin des années 80 et les décennies suivantes le voient également apparaître dans Navy Seals : les Meilleurs, Le Sang du Châtiment, Terminator 2, Timebomb, K2, Tombstone, Jade, The Rock, Susan a un Plan, la série Les Sept Mercenaires, Cherry Falls, L’Art de la Guerre, Jeux de Gangs, Planète Terreur ou encore The Divide.

Père de cinq enfants, il est marié à Jennifer Blanc-Biehn et débute derrière la caméra avec The Victim où il joue aux côtés de son épouse. Leur compagnie commune, Blanc/Biehn Productions, est inaugurée à la sortie de ce long-métrage. Ils continuent aujourd’hui ensemble cette activité en soutenant les talents émergents.

 

MEMBRES DU JURY

JEAN-PIERRE DIONNET, producteur, scénariste, journaliste, éditeur de bande dessinée et animateur de télévision français

Crédit photo : Jean-Marie MARION

En 1975, un magazine de bandes dessinées fait une entrée remarquée dans les kiosques. Son nom ? Métal hurlant. Il est fondé par quatre
mousquetaires nommés Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet, Bernard Farkas et Jean Giraud/Moebius, qui prennent le nom d’Humanoïdes associés. Métal hurlant révolutionne le paysage du neuvième art, inocule le virus de la science-fiction à toute une génération et invente la BD rock, avant de conquérir l’Amérique sous le titre Heavy Metal.
Infatigable découvreur de talents, éditeur de BD et de romans, doté d’une culture encyclopédique et d’une capacité à trouver deux idées (minimum) à la minute, Jean-Pierre Dionnet est le rédacteur en chef inspiré de Métal hurlant, tout en poursuivant une oeuvre de scénariste pour Enki Bilal, Jean Solé ou Beb-Deum.
Mais sa carrière ne s’arrête pas là. À la télévision, il lance les émissions L’Impeccable et Sex Machine avec son complice Philippe Manoeuvre, dans le cadre des Enfants du rock sur Antenne 2.
Sur Canal+, il rend hommage au cinéma populaire dans Cinéma de quartier et aux classiques du cinéma d’horreur dans Quartier interdit.
Avec Alain Carrazé, il raconte la saga des séries télé dans Destination : séries. Il fonde une société de production, Des Films, et contribue à faire découvrir au public français le cinéma asiatique et
Hayao Miyazaki.
Dans ses mémoires, Jean-Pierre Dionnet ne fait pas qu’évoquer ses souvenirs, accompagnés d’anecdotes savoureuses et des portraits sensibles de tous ceux qu’il a croisés, de Jean Boullet à René
Goscinny et de Moebius à Marlon Brando. Il se livre aussi à un plaidoyer passionné en faveur de tous ces arts longtemps qualifiés de mineurs, et qui occupent enfin une place centrale dans la culture d’aujourd’hui.

LAURENCE R. HARVEY, Acteur anglais

Après avoir été révélé aux amateurs de cinéma horrifique grâce à The Human Centipede II et The Human Centipede III, Laurence Harvey joue dans The Editor, l’anthologie ABCs of Death 2, le grindhouse Frankenstein Created Bikers, la comédie bizarroïde Attack of the Adult Babies, mais aussi dans de nombreux courts-métrages incluant Call Girl et Teddy Bears Picnic.

Depuis 2017, il participe en outre à l’enregistrement de multiples livres audio pour le label Cadabra Records, prêtant sa voix à des œuvres signées notamment par Edogawa Ranpo (La Proie et l’Ombre), Aleister Crowley (Le Livre de la Loi) et Roland Topor (Le Locataire Chimérique).

Texte : Matthieu Rehde.

JENNIFER BLANC-BIEHN, Actrice américaine

Jennifer Blanc, aussi connue sous le nom de Jennifer Blanc-Biehn, est née et a été élevée à New York par sa mère, Jenise Blanc.

À seulement 13 ans, elle se produit à Broadway dans la pièce Brighton Beach Memoirs de Neil Simon en compagnie de Jonathan Silvermann (Friends) et de Robert Sean Leonard (Le Cercle des Poètes Disparus). Ce début de carrière plein de promesses l’amène à Los Angeles pour jouer dans la série NBC/Disney Hull High signée par le chorégraphe/réalisateur Kenny Ortega (Hocus Pocus).

Elle n’a de cesse d’exercer alors sa passion, sa filmographie incluant la série The Mommies (1993), Amitié Dangereuse, La Vie à Cinq (où elle joue face à Matthew Fox – Lost), Cool and the Crazy avec Jared Leto ainsi que Dark Angel, autre série développée cette fois-ci par James Cameron et mettant en vedette Jessica Alba. Jennifer est apparue par ailleurs dans d’autres productions TV telles que Les Experts, Les Mamans Formidables et Philadelphia avec Danny DeVito. De plus, elle a été impliquée dans de multiples projets aux côtés de Michael Biehn, son mari et partenaire de jeu. Ils ont notamment uni leurs forces sur le long-métrage The Victim, mais également sur Puncture avec Chris «Captain America» Evans sans oublier The Ride, Blanc-Biehn interprétant par ailleurs l’un des personnages de The Divide. Cette performance fait suite à d’autres films récents, dont The Jack of Spader, Prank où elle côtoie Danielle Harris (Once Upon a Time in Hollywood) et qu’elle produit avec Michael Biehn. Le couple, sous le label Blanc/Biehn Productions, n’en est pas à son coup d’essai : ont ainsi été développés par leurs soins Treachery ainsi que Hidden in the Woods. Leur plus grand accomplissement reste toutefois la naissance de leur fils Dashiell King Biehn. En tant qu’actrice, Jennifer est enfin apparue dans Wrong Cops de Quentin Dupieux, Everly, My Jurassic Place et Voyeur.

JÖRG BUTTGEREIT, Réalisateur allemand

Né à Berlin en 1963, Jörg Buttgereit consacre les dix premières années de sa carrière aux courts et moyens-métrages qu’il enchaîne à un rythme régulier, et dans lesquels il instille déjà des réflexions sur la mort. L’un de ses premiers projets s’intitulant Interview with Frankenstein.

Cet attrait pour la question prend véritablement corps dans le bien nommé Nekromantik, coup d’essai de 75 minutes qui ne manque pas de choquer public et critiques en 1987. Interdit notamment en Norvège, en Australie et en Finlande, le film n’en permet pas moins à son metteur en scène d’acquérir le statut de «poète du trash».

Sa suite, Nekromantik 2, sort en 1991, toujours nimbée d’un parfum de scandale : la police de Munich stoppe en effet toute diffusion et va jusqu’à confisquer les bobines. Entre ces deux oeuvres chocs, le réalisateur s’investit dans une autre variante sur la thématique, Der Todesking, où un corps qui se putréfie marque le passage des jours de la semaine – chacun d’entre eux étant en outre symbolisé par la mort d’un personnage.

Après Schramm, une histoire de tueur en série, Buttgereit s’oriente vers les documentaires, la radio, le théâtre ainsi que les comics.

Avant de revenir à la fiction cinématographique en 2009 grâce à Captain Berlin vs Hitler (le héros continuant par la suite ses exploits dans des bandes dessinées), Video Nasty, Green Frankenstein, Sexmonster et le film à sketches German Angst.

Texte : Matthieu Rehde

 

Caroline MUNRO, Actrice anglaise

À 16 ans, Caroline Munro pose pour une série de clichés qui la sacre «Visage de l’Année» dans le magazine The Evening News.

Saisissant l’occasion, cette native du Berkshire déménage à Londres où elle travaille d’abord comme modèle pour Vogue, s’essayant ensuite aux publicités et à la figuration dans le Casino Royale de 1967.

Son sérieux doublé d’un indéniable charme, lui permettent de multiplier les apparitions à l’écran (le film d’aventure Where is Jack?, le western A Talent for Loving où elle joue la fille de Richard Widmark), jusqu’à ce que le grand public ne la découvre en épouse décédée de Vincent Price dans L’Abominable Docteur Phibes ainsi que sa suite, Le Retour de l’Abominable Docteur Phibes. Remarquée par Sir James Carreras, cofondateur de la Hammer Films, Munro devient la première actrice à signer un contrat de longue durée avec la célèbre firme, s’affichant successivement dans Dracula 73 puis dans Capitaine Kronos, Tueur de Vampires.

Le Voyage Fantastique de Sinbad, Evil Baby et Centre Terre, Septième Continent contribuent en parallèle à renforcer sa notoriété, celle-ci la propulsant en 1977 dans le James Bond L’Espion Qui M’aimait. Starcrash (avec également David Hasselhoff et Christopher Plummer) lui offre l’opportunité de se frotter au space opera avant qu’elle n’embrasse pleinement le fantastique à l’aube des années 80, apparaissant entre autres dans Maniac, Les Frénétiques, Le Jour des Fous et Les Prédateurs de la Nuit.

Texte : Matthieu REHDE

 

INVITÉS

Igor et Grichka BOGDANOFF, animateurs, producteurs de télévision et essayistes

Nés d’un père russe et d’une mère autrichienne, les frères jumeaux français Igor et Grichka Bogdanoff (ou Bogdanov) entretiennent avec soin les mystères qui nimbent une grande partie de leurs vies : baccalauréats à 14 ans, nombre impressionnant d’heures de vol à bord d’hélicoptères, doctorats ayant soulevés de multiples controverses, apparence physique…

La fascination qu’ils soulèvent est à la mesure de leurs apports à la culture populaire, touchant des domaines variés au grés des décennies – tant dans la bande dessinée (« Trolls de Troy ») qu’au cinéma (« Incognito »), tant chez les humoristes (« Les Nuls ») que chez les chanteurs (Didier Wampas).
Passionnés par l’astronomie depuis l’enfance alors qu’ils lisaient les ouvrages de la bibliothèque familiale dédiés au sujet, ils écrivent leur première œuvre durant les années 70 : « Clefs pour la Science-Fiction ». Publiée en 1976, elle devient rapidement un best-seller et leur permet de pénétrer dans le monde de la télévision avec l’émission « Un sur Cinq », dans laquelle ils tiennent une rubrique axée sur la SF. Tout en continuant de rédiger régulièrement des livres (« Chroniques du Temps X », « La Mémoire Double », « Nous ne Sommes pas Seuls dans l’Univers »…), les deux jumeaux passent en 1979 sur TF1 et deviennent de véritables stars du petit écran en y présentant jusqu’en 1987 « Temps X ».

Habillés de combinaisons futuristes, mis en scène dans un décor de vaisseau spatial (dont Franck Dubosc est le pilote !), ils vulgarisent avec bonheur la science tout en faisant (re)découvrir aux téléspectateurs français de nombreux extraits de films fantastiques et des séries culte telles que « La Quatrième Dimension » et « Le Prisonnier ». De 1982 à 1983, ils animent également « 2002 – L’Odyssée du Futur » sur TF1, qu’ils rejoindront encore une fois en 1989 pour « Futur’s ». Après une pause de 9 ans, ils reviennent à la télévision en 1999 et ne quitteront plus le petit écran, avec les programmes « Projet X 13 », « Rayons X », « Science X », « Ils ont marché sur la Lune », « Science 2 », « Les Enfants de Temps X », « A deux pas du Futur » et… « Fort Boyard » !

Faisant preuve d’un esprit d’auto-dérision bienvenu, Igor et Grichka Bogdanoff ont également joué avec humour de leur image dans le sketch « Je dors chez l’habitant » des Lascars Gay, dans le clip « Bogda Bogda Bogdanov » de Cyril Hanouna et en doublant les voix des extra-terrestres Vernkot et Nesklin dans le dessin animé « Planète 51 ».

Texte : Matthieu REHDE

Azz l’épouvantail, Youtubeur

Présent sur YouTube depuis plus de 2 ans, Azz l’épouvantail parle de cinéma d’horreur sur sa chaîne qui réunit désormais plus de 70 000 abonnés !

Des séries Z des années 80 aux blockbusters de James Wan, en passant par les petites prods japonaises ou les classiques de la Hammer, aucune terreur n’est mise de côté !  »