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Lamberto BAVA
Réalisateur

Lamberto Bava est né à Rome, en Italie, et était le premier d’une troisième génération de cinéastes italiens.
Son grand-père, Eugenio Bava (1886-1966), était caméraman et artiste d’effets optiques aux débuts du cinéma muet italien. Son père, Mario Bava (1914-1980), était un cinéaste, concepteur d’effets spéciaux et réalisateur légendaire.
Lamberto est entré dans le cinéma en tant qu’assistant personnel de son père, en commençant par La planète des vampires de 1965.
Petit à petit, il a acquis de l’expérience auprès de son père, qui a fait de lui l’assistant réalisateur de la plupart de ses autres films. Il a même co-écrit le scénario de Les Démons de la nuit (1977) (« Shock »), le dernier film théâtral de Mario où. En mauvaise santé pendant le tournage, Mario a souvent feint d’être malade. Lamberto a donc pu réaliser quelques scènes, non créditées, pour acquérir de l’expérience. Lamberto et Mario ont tous deux réalisé la série télévisée La Venere d’Ille (1979). Tous deux ont travaillé sur le Dario Argento film d’horreur Inferno (1980), pour lequel Mario a conçu certains des décors en couleurs, dont la salle de bal sous-marine, et a créé tous les effets spéciaux visuels, tandis que Lamberto a travaillé comme assistant réalisateur d’Argento.
À la fin de 1979, Lamberto a fait ses débuts en tant que réalisateur solo avec Baiser macabre (1980), un film dramatique et d’horreur tendu librement inspiré d’un incident survenu à La Nouvelle-Orléans en 1977 à propos d’une femme qui garde la tête coupée de son amant dans son congélateur. Selon Lamberto, le projet est né par hasard lorsque le producteur Pupi Avati l’a contacté pour réaliser et écrire le scénario, dont l’écriture et la réalisation n’ont pris que six semaines. Macabro est sorti en Italie en février 1980, il a été reconnu par son père Mario.
À peine deux mois plus tard, Mario Bava est décédé, marquant la fin d’une ère du cinéma italien. Lamberto est donc retourné à la réalisation assistant. Il a de nouveau travaillé avec Dario Argento en 1982 avec Ténèbres (1982). En 1983, Lamberto s’est vu proposer de réaliser un autre film, intitulé La Maison de la terreur (1983) , un thriller policier violent tourné en seulement trois semaines avec un budget serré et tourné presque entièrement dans la maison d’un ami producteur. Il a ensuite réalisé le film d’action Blastfighter, l’exécuteur (1984), qui a été tourné dans l’État de Géorgie, et qui a immédiatement réalisé Le Monstre de l’océan rouge (1984), qui a été tourné en Floride. Dans les deux films, Lamberto n’était qu’un réalisateur engagé et n’avait rien à voir avec le scénario ou la fin de la production. Il a utilisé le pseudonyme de « John Old Jr. » pour ce film, qui était un hommage à son père Mario, qui utilisait souvent le pseudonyme de « John M. Old ».
Il a connu son meilleur succès commercial à ce jour avec Démons (1985) produit par Dario Argento, co-écrit par Dardano Sacchetti et filmé à Berlin-Ouest, en Allemagne. Le succès international de ce film lui a permis de co-écrire, de produire et de réaliser une suite, Démons 2 (1986). Lamberto est revenu aux thrillers « Giallo » avec Sentences de mort (1987). À la fin des années 1980, le cinéma italien est devenu moribond. Lamberto, comme la plupart de ses collègues, s’est tourné vers la réalisation de films pour la télévision italienne. Il a également réalisé un remake du film de son père Le masque du démon (1960), qui était intitulé Le masque de Satan (1989).
Aujourd’hui, Lamberto Bava continue de partager son temps entre le travail pour la télévision et quelques films, reconnaissant qu’il s’est inspiré de son défunt père, Mario.
Mini-biographie IMDb par : Matt Patay















Richard STANLEY
Réalisateur, scénariste

Un nom que beaucoup de passionnés de fantastique gardent en mémoire tant il demeure lié à un cinéma iconoclastique.
Né en Afrique du Sud en 1966, il arpente durant son enfance l’arrière-pays avec sa mère, une anthropologue spécialisée dans un folklore local souvent mâtiné de magie. Logiquement, c’est cette thématique que Richard aborde dans son premier court-métrage, Rites of Passage (récipiendaire de l’IAC International Student Film Trophy en 1984), bientôt suivi par le moyen-métrage cyberpunk Incidents in a Expanding Universe (qui lui remporte l’IAC Gold Seal Award).
Notoriété une fois acquise, il tourne en Afghanistan le documentaire Voice of the Moon, puis se frotte aux clips musicaux pour des groupes de rock anglais (Fields of the Nephilim, par exemple), avant de revenir au cyberpunk avec son premier long-métrage, Hardware, lequel bénéficie d’un casting étoffé par la présence de Carl McCoy, Iggy Pop et Lemmy. La maîtrise que Stanley a tout à la fois de la caméra et de son sujet (un robot survit au sein d’un monde post-apocalyptique) attire l’attention de la profession sur lui, ce qui l’autorise à transformer ce coup d’essai avec son film suivant, Le Souffle du Démon, situé en Namibie et à l’intrigue davantage surnaturelle. La guerre de l’Angola le poussant à émigrer en Angleterre, il alterne avec enthousiasme les domaines d’activité : clips musicaux (notamment Brave pour le groupe Marillion, d’une durée de… 50 minutes !), documentaires (The White Darkness, sur le vaudou), anthologies horrifiques (The Theatre Bizarre, segment The Mother of Toads), scénario (The Abandoned), fondation d’un site web (Terra Umbra – Empire of Shadows, au sujet des mystères de l’Europe moyenâgeuse), livres (Otto Rahn – Grail Hunter, sur les quêtes paranormales des nazis), courts-métrages (Children of the Kingdom). Hormis cet éventail artistique, ses plus importantes contributions à la culture demeurent ses longs-métrages ultérieurs. En 1996, Richard Stanley se lance ainsi dans la réalisation de L’Ile du Docteur Moreau, projet rendu ô combien instable eu égard à la présence au casting de Val Kilmer et Marlon Brando, tant et si bien qu’il en finit renvoyé et assiste, impuissant, au remaniement presque total de son script par John Frankenheimer (Ronin).
23 ans plus tard, désormais domicilié en France, il revient sur le devant de la scène grâce à une adaptation magistrale de Lovecraft : Color Out of Space. L’histoire, que mène tambour battant un Nicolas Cage littéralement habité par son rôle, suit une famille de plus en plus affectée par une météorite s’étant écrasée non loin de sa maison. Sélectionné au Fantastic Fest, de même qu’aux Festivals internationaux du film de Catalogne et de Toronto, cet ovni représente la quintessence des intérêts de Stanley et prouve que les difficultés n’ont en rien érodé sa passion.
Matthieu Rehde




Sergio STIVALETTI
Concepteur d’effets spéciaux, réalisateur

Dellamorte Dellamore, Phenomena, Démons, Opéra…
Autant de titres rappelant les belles heures du cinéma fantastique italien et leurs effets spéciaux, souvent concoctés avec les moyens du bord, mais toujours portés par un enthousiasme contagieux.
Un homme se cache derrière la matérialisation à l’écran des visions horrifiques de ces films : Sergio Stivalleti.
Né à Rome en 1957, c’est enfant qu’il se découvre une passion pour le 7e art dans les salles de quartier où l’emmène son père le dimanche.
En 1978, enfin, il bascule dans les coulisses de cet univers fascinant en fabriquant des accessoires pour Jazz Band et L’Etrange Visite, ce qui l’amène à intégrer l’atelier d’effets spéciaux d’Angelo Mattei, puis à œuvrer sur Angoisse.
Un voyage aux USA doublé de quelques rencontres avec des maîtres de la profession plus tard, et le voici à pied d’œuvre sur des productions transalpines davantage prestigieuses : Les Aventuriers du Cobra d’Or de même que Crime au Cimetière Etrusque. Sa volonté à fournir un travail de bonne qualité dans le domaine des maquillages et de la conception des effets visuels le fait remarquer par Dario Argento, lequel l’embauche sur Phenomena en 1985, premier chapitre d’une collaboration qui s’étalera jusqu’en 2022 et inclura Opéra, Card Player, Le Fantôme de l’Opéra, Vous Aimez Hitchcock, La Troisième Mère, Dracula 3D, Giallo, Le Sang des Innocents, Le Syndrome de Stendhal, Lunettes Noires.
Fidèle en amitié aussi bien qu’à sa réputation de perfectionniste, Sergio Stivalleti secondera d’autres metteurs en scène durant des pans entiers de leurs carrières : Michele Soavi (Dellamorte Dellamore, Sanctuaire, La Secte), Lamberto Bava (Démons 1 et 2, La Caverne de la Rose d’Or 1, 2, 3, 4, 5, La Légende d’Aliséa, Le Masque de satan, Desideria et le Prince Rebelle, Ghost Son), Pupi Avati (Il signor Diavolo, Dante), sans omettre un éventail de grands noms venant solliciter occasionnellement ses talents, tels que Aldo Lado (Venerdi nero), Sergio Martino (Atomic Cyborg), Gabriele Salvatores (Nirvana), Matteo Garrone (L’Étrange Monsieur Peppino), Claudio Simonetti (The Dirt).
Que pouvait-il manquer à cet impressionnant palmarès ? Passer à la mise en scène, naturellement ! Par la force des choses, Sergio remplace au poste de réalisateur l’immense Lucio Fulci, décédé peu de temps auparavant, pour son premier film, Le Masque de Cire, sorti en 1997. S’ensuivront 6 projets variés allant du court au long-métrage, sans oublier une série télévisée, tous placés au service d’une inextinguible passion pour le cinéma fantastique.
Matthieu Rehde












